
Le RHAJAC a exprimé de vives préoccupations concernant la gestion de l’ONA, qu’il soupçonne de pratiques irrégulières, de mauvaise gouvernance et d’utilisation contestée des fonds publics depuis l’arrivée de sa nouvelle direction le 24 mars 2026, sous la responsabilité de Lovely François.
Dans une correspondance adressée aux médias, l’organisation indique avoir été informée de plusieurs opérations financières jugées atypiques. Parmi celles-ci figure un décaissement d’environ 14 millions de gourdes, supposément lié à des activités organisées lors de la célébration de la Fête des Mères en mai 2026.
Toujours selon les informations rapportées par le RHAJAC, une partie de ces ressources aurait été utilisée à des fins non officielles, notamment pour influencer certains acteurs politiques et soutenir, selon les allégations, des groupes armés dans un contexte marqué par des tensions liées à la date du 7 juin 2026, correspondant à la fin du délai constitutionnel de 120 jours associé à la transition politique conduite par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
L’organisation rappelle que plusieurs secteurs politiques et sociaux insistaient sur le respect de ce délai afin de favoriser l’organisation des élections. Cependant, le processus électoral ainsi que les conditions sécuritaires nécessaires n’auraient pas été réunis, ce qui aurait contribué à accentuer l’instabilité politique.
Le RHAJAC soutient par ailleurs que la directrice de l’ONA, Lovely François, serait citée dans la gestion de ces opérations financières, avec la participation présumée de certains collaborateurs proches.
Dans le même temps, l’organisation souligne que de nombreux pensionnés et contributeurs de l’ONA continuent de vivre une situation économique difficile, soulevant davantage de questions sur la gestion des ressources de l’institution.
En réaction à ces éléments, le RHAJAC exige :
- La mise en place d’un audit indépendant couvrant les contrats, marchés et dépenses effectués depuis l’installation de la nouvelle direction ;
- L’implication de l’ULCC, de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) ainsi que des instances judiciaires compétentes ;
- L’application de mesures de protection pour garantir la transparence et le bon déroulement des enquêtes éventuelles.
L’organisation rappelle enfin que les ressources de l’ONA proviennent des contributions des travailleurs et doivent être exclusivement destinées à leur protection sociale.
« Les institutions publiques doivent rester redevables devant la population dès lors que des doutes sérieux émergent sur la gestion des fonds », affirme le RHAJAC, qui estime que l’absence de réponse officielle pourrait renforcer la méfiance envers les structures étatiques.
Pour le RHAJAC
Djovany Michel
Secrétaire général
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