
La crise sécuritaire qui secoue Petite Rivière de l’Artibonite continue de susciter de vives inquiétudes. Dans une lettre ouverte adressée au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, le citoyen engagé Jean Gilles Desinord appelle les autorités à agir sans délai face aux violences attribuées au gang armé « Gran Grif ».
Petite Rivière de l’Artibonite, 1er mai 2026. Dans cette correspondance, l’auteur décrit une population plongée dans la peur depuis plusieurs années, confrontée à des attaques répétées dans l’ensemble du Bas-Artibonite. Il affirme que les habitants ne cessent d’interpeller les responsables de l’État afin qu’une réponse ferme soit apportée à cette menace grandissante.
La lettre rappelle plusieurs tragédies ayant endeuillé la région, notamment les massacres signalés à Pont-Sondé et à Jean-Denis, où plus de 80 personnes auraient été tuées. Des incendies criminels, enlèvements, assassinats ciblés et attaques contre des localités voisines sont également dénoncés.
Selon Jean Gilles Desinord, cette insécurité persistante paralyse les échanges commerciaux, fragilise l’agriculture, perturbe la scolarité des enfants et contraint de nombreuses familles à fuir leurs terres.
À travers cet appel public, le citoyen engagé demande la mobilisation immédiate des forces de l’ordre pour démanteler le gang « Gran Grif », restaurer la paix et garantir la sécurité des habitants.
Cette nouvelle interpellation traduit l’exaspération croissante d’une population qui réclame des actions concrètes face à une crise devenue insoutenable.
La Rédaction
