Monday, March 16
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COMPAGNIE DIGNITE

Claude Joseph exprime sa solidarité envers Fritz Alphonse Jean et dénonce les pressions étrangères dans la crise politique haïtienne

Port-au-Prince, Haïti – L’ancien Premier ministre et leader du parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE), Claude Joseph, a publiquement exprimé sa solidarité envers le conseiller-président Fritz Alphonse Jean, récemment visé par des sanctions étrangères. Malgré leurs divergences historiques, Joseph condamne fermement ce qu’il qualifie d’ingérence diplomatique dans les affaires internes d’Haïti.

Dans une recente déclaration, Claude Joseph rappelle qu’il a souvent critiqué les positions économiques de Fritz Alphonse Jean, notamment dans son ouvrage « Haïti : La fin d’une histoire économique ». Toutefois, il affirme mettre de côté ces désaccords pour reconnaître « le courage » du conseiller-président et dénoncer la manière dont certaines ambassades exercent des pressions sur les membres du Conseil présidentiel de transition (CPT).

Selon Joseph, il est « inadmissible » que des représentations diplomatiques étrangères se permettent de menacer un conseiller-président en réaction à la révocation du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il estime que cette décision relève exclusivement du processus politique haïtien, d’autant plus que, selon lui, « l’incapacité du Premier ministre à gouverner le pays est pourtant manifeste ».

Claude Joseph révèle également avoir rencontré personnellement le Chargé d’Affaires des États-Unis pour lui faire part de son opposition à une tentative présumée d’imposer le maintien du Premier ministre Fils-Aimé. Il affirme lui avoir remis un document de trois pages détaillant ce qu’il considère comme « l’échec » du chef du gouvernement.

« Aucun dirigeant politique haïtien ne doit se plier aux diktats étrangers », déclare Joseph, réitérant la position du parti EDE. Il soutient qu’aucune sanction internationale ne modifiera sa ligne politique : « Didier, tout comme le CPT, a échoué. Ils doivent tous partir. »

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le Conseil présidentiel, la Primature et certains partenaires internationaux, alors que le pays s’enfonce dans une crise politique prolongée. À l’approche d’échéances cruciales, les divergences au sein de la classe politique et les pressions extérieures continuent d’alimenter les débats sur l’avenir de la transition en Haïti.

JEAN LOUIS FANFAN